Pour un euro à moins d’un dollar, et même moins!

Pour un euro à moins d’un dollar, et même moins!

 

L’effritement du cours de l’euro (7 centimes) sur le marché des changes donne lieu à une campagne d’alarmisme totalement déplacée, au motif que l’automobiliste, à la pompe, ferait les frais de l’affaiblissement de l’euro. Cette thèse reflète les intérêts des rentiers, des détenteurs d’actifs financiers et pas du tout ceux des couches populaires. Celles-ci ont besoin que l’activité économique se redresse. Alors les salariés auront de quoi payer l’essence à la pompe.

L’euro à 1,25 dollar reste très au-dessus de son point le plus bas (82 centimes de dollar atteint en l’an 2000) et même au-dessus de son cours de lancement au 1er janvier 1999 (1,16 dollar). Il y a une stricte corrélation entre la surévaluation de l’euro depuis dix ans et l’accélération de la désindustrialisation de la France, même s’il y a d’autres causes à l’affaiblissement de notre tissu industriel.

La « monnaie forte », idole de l’Establishment et de la bien-pensance depuis trois décennies, a écrasé notre compétitivité. Elle a abouti à la fonte de la part de l’industrie dans le produit national (de 27 à 12%), à la perte de plus de 2 millions d’emplois industriels, à l’accélération des délocalisations et à l’effondrement de notre balance commerciale. Il faudrait que l’euro tombe à une quasi parité avec le dollar pour qu’une brise de confiance se lève à nouveau sur le vieux continent.

Personne n’ose le dire, car l’idéologie dominante de la monnaie forte, est celle des classes dominantes.

En fait, un euro à 1 dollar vingt cinq est encore beaucoup trop cher. Je souhaite, pour le redressement productif du pays, que l’euro tombe à au moins un dollar et même moins. Ce serait la meilleure chose qui pourrait arriver à notre industrie et à notre commerce extérieur.

 

Jean Pierre Chevenement
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 » Ouvrir la possibilité du changement  » !

Communiqué du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) 56 / Morbihan

 » Gwenael  Doré, ancien élu municipal de Pontivy, et Luc Foucault, maire de Séné, du comité morbihannais du MRC de J-P. Chevènement, appellent à voter F. Hollande au second tour pour « ouvrir la possibilité du changement, de la croissance et de l’emploi en France et en Europe « .
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Refonder la République

Le 6 mai, le choix sera simple ( Jean-Pierre Chevènement )

Dans un scrutin marqué par une forte participation, François Hollande arrive en tête. C’est la première fois depuis le début de la Vème république que le Président sortant se trouve distancé au premier tour.La poussée de l’extrême droite exprime un besoin de protection mais aussi une exaspération vis-à-vis d’un Président de la République qui a désacralisé sa fonction et abaissé la France, aujourd’hui plongée dans la récession.

En prônant la révision du traité européen signé par M. Sarkozy et Mme Merkel le 2 mars dernier, François Hollande dessine une alternative à l’échelle de l’Europe.

Le 6 mai prochain, le choix sera simple :
- le redressement de l’Europe ou bien le déclin continué de la France ;
- la soumission aux marchés financiers ou la reprise du contrôle de la Finance ;
- la justice sociale ou l’aggravation des inégalités ;
- la reconstruction d’un Etat républicain impartial ou la poursuite de la dégradation des mœurs politiques.

Dans deux semaines, le rassemblement d’une forte majorité autour de François Hollande permettra d’entreprendre la refondation de la République à laquelle les Français aspirent.

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Tribune de Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen, parue dans Libération, mardi 14 février 2012.

L’impôt et nous


L'impôt et nous
Le futur traité européen, dont l’essentiel est connu depuis le sommet du 30 janvier, est un révolution à l’envers dont on n’a pas encore pris la mesure. La «discipline budgétaire» n’est pas une réforme technique : c’est la mise à mort de trois acquis majeurs de notre histoire, sur lesquels s’est construite notre identité.

La France n’a pas juste fait la révolution contre l’injustice fiscale qui pesait sur l’ensemble du tiers état. Ce que l’on devait désigner plus tard comme les deux caractéristiques majeures de l’impôt, la justice sociale et l’efficacité économique, étaient à la racine du puissant mouvement populaire qui a porté la Révolution. Mais derrière cet appel à la libération des carcans – pour la bourgeoisie, comme l’avait bien vu Marx – et à la fin de l’étouffement du peuple, plus tôt analysé par les Mathiez, Febvre, et Soboul, il y avait aussi la revendication profonde de la maîtrise de l’impôt par la souveraineté populaire.

Or, ce lien étroit entre la révolte du peuple contre l’injustice fiscale, celle de la bourgeoisie entravée par l’inefficacité économique de l’Ancien Régime et l’affirmation que l’impôt relève de la souveraineté populaire est un héritage toujours vivant. Il donne à lire la différence entre la Révolution française et la révolution américaine. Si le Tea Party peut être aussi puissant, c’est parce que le fond de la revendication des colonies britanniques en Amérique du Nord était le rejet de l’imposition comme contraire à la liberté individuelle. La France, elle, avait lié le consentement à l’impôt à la recherche de l’intérêt général citoyen. C’est ce qu’exprime la déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 pour qui «une contribution commune est indispensable», elle «doit être également répartie», et «les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée». Comment mieux lier la «nécessité de l’impôt» avec l’exercice de la souveraineté nationale ?

Ainsi l’histoire ressurgit-elle sur les deux continents, non pas comme comédie, ainsi que le disaitGoethe, mais plutôt comme caricature dans le Nouveau Monde et négation dans la vieille Europe. Le Nouveau Monde renoue avec de vieux démons, négation du rôle de l’Etat, exaltation d’un
mythique individu libre dans une société en voie de paupérisation. L’Europe (et la France) préfère tourner le dos à son histoire. Au nom de quoi ? D’une modernité conçue comme la nouvelle donne imposée aux peuples par la volonté des marchés, autrement redoutable que l’arbitraire du pouvoir royal.

On nous prie ainsi d’aliéner notre souveraineté budgétaire et donc fiscale sans que ni la justerépartition des richesses ni le dynamisme économique n’y gagnent. Le corsetage qui nous serait imposé est socialement injuste en ce qu’il fait peser sur les classes moyennes et populaires la quasitotalité de l’effort. Quant à l’efficacité économique, on ne compte plus les économistes qui s’inquiètent de l’étiolement de l’activité, du risque de récession qui est le destin des plans d’austérité. La perte de notre base productive est-elle une idée neuve pour le XXIe siècle ? Et l’invocation à une productivité sans cesse accrue facteur de chômage, de désertification du territoire et de paupérisation est-elle l’avenir de l’Europe ? Deux cents ans et plus après la Révolution française, deux cent cinquante ans après la révolution industrielle britannique, soixante ans après la crise de 1929, tout cela est-il bien moderne ?

C’est le prix à payer, nous dit-on, pour une Europe qui aille de l’avant, plus intégrée, plus solidaire, plus moderne. Mais quelle est la clé de cette modernité ? Une Europe des projets, se donnant les moyens de réaliser des chantiers d’intérêt général et des innovations technologiques, bref une Europe dynamique créant de la richesse et par là des rentrées – fiscales ? Point du tout. Une Europe des maîtres censeurs auxquels les Etats mauvais élèves remettront leur copie, en tremblant à l’avance de sanctions qui pénaliseront un peu plus leur avenir. Une Europe qui conduit à une austérité à perte de vue et à une accélération du déclin de notre continent tout entier, qui semble plus inquiéter les décideurs économiques qu’elle ne suscite d’analyse dans la classe politique à l’exception de Jean-Pierre Chevènement.

Revenons à l’histoire. La modernité n’est pas dans le fédéralisme coercitif. Il n’est pas «moderne» d’aliéner le contrôle populaire sur les finances publiques en le remettant à un aréopage d’experts indépendants des Etats à défaut de l’être des marchés. C’est que les règles invoquées, que l’on veut rendre inviolables, ne sont autre chose que le retour régressif des vieilles recettes libérales plus proches de Molière – «la saignée, vous dis-je» – que de l’esprit d’innovation et de créativité dont notre époque et notre continent ont tant besoin. En regard, Il est frappant de constater combien les thèmes fondateurs de la Révolution française restent d’actualité. L’impôt moderne est un impôt justement réparti, facteur de dynamisme économique et instrument majeur de la volonté nationale. Le contraire de la fiscalité socialement et économiquement régressive, déconnectée du consentement du peuple, vers laquelle nous achemine l’accord de décembre 2011. Prenons garde au fait que l’impôt est le révélateur d’une société dans ses racines les plus profondes. L’injustice de l’impôt va de pair avec le retour à un capitalisme du XIXe siècle appuyé sur le déni de la souveraineté populaire. Qui saura le comprendre ?

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Pétition de soutien aux 350 victimes de l’amiante condamnées par la Cour d’Appel de Douai

Christian Hutin, président du groupe d’études « Amiante » de l’Assemblée nationale et vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen, a fait parvenir aux députés et aux sénateurs une pétition pour soutenir les 350 victimes de l’amiante condamnées par la Cour d’Appel de Douai à rembourser les sommes perçues. En voici le texte.


Pétition de soutien aux 350 victimes de l'amiante condamnées par la Cour d'Appel de Douai
Par une décision du jeudi 27 octobre dernier, la cour d’appel de Douai rendait un arrêt soulevant une émotion considérable dans le pays et en particulier parmi les victimes de l’amiante. A la suite d’un imbroglio juridique, 17 victimes de l’amiante étaient condamnées à rembourser au Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) une partie importante de leur indemnisation. Ces 17 victimes condamnées venaient s’ajouter à celles qui l’avaient été précédemment. Des sommes pouvant aller jusqu’à 28 000 euros leur sont ainsi réclamées à chacun, ce qui les plonge bien évidemment dans la détresse à la fois financière et psychologique.

Le choc est terrible et les associations crient au scandale et à l’injustice. A cela s’ajoute la violence symbolique des lettres de mise en demeure reçues par les victimes et leurs familles, et des visites d’huissiers qui y ont succédé. Comble de l’inhumanité : à l’occasion d’un de ces déplacements, un huissier a demandé à une veuve s’il pouvait rencontrer le bénéficiaire de l’indemnité pour lui signifier l’obligation du remboursement, or ce dernier est déjà décédé. Inutile de préciser le degré d’anéantissement et de colère des familles et des proches.

A la stupeur de la décision de la Cour d’appel de Douai s’ajoute l’incompréhension de la démarche du FIVA que toutes les associations de défense des victimes considèrent unanimement comme l’outil pertinent pour l’indemnisation et une réparation du préjudice la plus juste possible. La décision de justice elle-même suscite beaucoup d’incrédulité et de désarroi. Comment l’organisme censé reconnaître les victimes peut-il se retourner contre elles et la justice lui donner raison ? Les bases même de la confiance des citoyens dans leurs institutions se trouvent en réalité profondément ébranlées. Et c’est inquiétant !

Nous, Parlementaires, de toutes tendances confondues, demandons solennellement au Gouvernement que tout soit mis en œuvre pour que le FIVA renonce à la stratégie judiciaire qu’il a récemment adoptée. L’inhumanité des poursuites actuellement engagées à l’encontre de certaines victimes est indigne de la République !

Nous demandons également que toutes les victimes d’ores et déjà condamnées à rembourser une partie de leurs indemnités, ainsi que celles qui le seraient dans l’avenir, puissent bénéficier d’une remise gracieuse afin de mettre un terme à cette très pénible affaire.

Premier signataire : Christian HUTIN (MRC apparenté SRC) Député du Nord, Président du groupe d’études sur l’amiante de l’Assemblée nationale.

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Notre politique étrangère porte la marque d’une improvisation et d’une incohérence

Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du débat de politique étrangère au Sénat, le mardi 7 février 2012.

 

Notre politique étrangère porte la marque d’une improvisation et d’une incohérence
Monsieur le Ministre d’Etat,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation passablement chaotique qui se développe en Libye depuis la chute de Mouamar Khadafi :
Arrestations arbitraires, actes de torture relevés par des organisations humanitaires comme Amnesty International ou Human Rights Watch, comme ceux qui ont laissé mort l’ancien ambassadeur libyen à Paris, M. Brebech à Zentane, le 20 janvier 2012, ville où par ailleurs se trouve détenu Saïf Islam Kadhafi, traitement racistes de travailleurs africains, heurts armés, ainsi dans la ville de Beni Oulid, où un « Conseil des Anciens » issu de la tribu des Warfalla semble désormais s’être affranchi du gouvernement de transition, développement des féodalités locales fragmentant le pays, dissémination d’armes dans la bande sahélienne, avec les menaces qui recommencent à peser sur le Mali, le Niger, le Tchad, dissensions enfin à l’intérieur du Conseil National de Transition qui vient d’adopter une loi électorale fondée sur un système de listes pour élire la prochaine assemblée constituante. Or ce système de listes adopté sous la pression des Frères musulmans ne peut évidemment que leur profiter. Le CNT a aussi décidé de faire de la charia la source principale du droit et d’autoriser à nouveau la polygamie que la Libye était avec la Tunisie le seul pays arabe à avoir aboli. Continuer la lecture

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Manifestation de soutien aux travailleurs de la SOBRENA

14 h 30 , place de la Liberté à Brest, le samedi 4 février

Pour que le travail revienne, une monnaie moins chère ( euro ou franc ) qui permette à nos industries de redevenir compétitives !

Sans base productive, pas de protection sociale efficace et pas de services publics performants.

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Rencontre des comités départementaux du MRC à Langueux le 28 janvier

Les responsables des comités départementaux du MRC se sont rencontrés à Langueux samedi 28 janvier.
Ils se sont mobilisés autour de la campagne opiniâtre de Jean-Pierre Chevènement pour faire passer quatre idées-force en face de la crise :
- une monnaie moins chère ( euro ou euro-franc ) sans laquelle la réindustrialisation sera impossible
- une initiative de croissance à l’échelle de l’Europe
- la souveraineté budgétaire et fiscale de la France
- le redressement de la construction européenne pour prendre en compte les nations et les peuples plutôt que de laisser les clés aux marchés financiers.
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Point de vue : le oui croate à l’Union européenne

Parmi les causes d’un prochain effondrement de l’Europe, on cite surtout la monnaie unique, mais peu mentionnent le récent Oui des Croates à leur entrée dans l’Union européenne.
Rappelons tout d’abord les faits historiques. La Croatie en tant que territoire et population existe certes depuis le moyen-âge, elle a connu divers empires et unions, mais en tant qu’État moderne elle a été spécifiquement créée sous l’occupation nazie, dans le but explicite de servir de satellite à la Germanie et de faciliter la purification ethnique des Juifs et des Serbes. Les fameux Oustachis (nazis croates) y ont alors démontré une barbarie telle que les officiers allemands eux-mêmes ont dû les refreiner.
Après la guerre les choses se sont améliorées sous l’autorité du général et résistant Tito, qui a réuni les peuples locaux dans la Yougoslavie, et a calmé les nationalismes ethniques en faveur d’une république socialiste orientée vers le progrès, qui a fonctionné relativement bien et dans une certaine indépendance vis-à-vis de l’URSS.
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« Si je me suis porté candidat, c’est par patriotisme »

Jean-Pierre Chevènement était l’invité de YouTube Elections 2012, en partenariat avec le CFJ, l’AFP et Twitter, mercredi 18 janvier 2012. Il répondait aux questions d’étudiants du CFJ.



 

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